Mis en avant

La reprise…pourquoi j’ai changé d’avis

Lors de l’annonce de la réouverture des écoles le 11 mai dernier j’étais sceptique puis la colère et l’indignation m’envahirent ! Comment prôner d’un côté dans les programmes le bien-être à l’école et de l’autre imposer ce protocole anxiogène de 60 pages ?

En effet, rappelons les programmes qui soulignent l’importance de prendre en compte « l’enfant » avant l’élève, de l’aider à développer des « compétences psycho-sociales » c’est-à-dire la capacité à se sentir bien mentalement dans les relations avec autrui. Le parcours  éducatif de santé – en vigueur depuis 2016 de l’école au lycée – stipule que l’on doit maintenir un « environnement favorable à la santé et au bien-être ». La lecture du protocole m’a ainsi rendue furieuse. Comment garantir un environnement propice aux apprentissages avec des « ordres » de distanciation, des absurdités comme le fait de ne pas échanger d’objets. Ainsi le professeur ne peut-il corriger les cahiers de ses élèves ? Comment imposer aux élèves de maternelle, à qui nous apprenons à socialiser, qu’ils ne pourront plus échanger de jouets, à ne plus s’approcher ?

Bref, je fus atterrée par la verticalité de l’institution (et malheureusement je ne suis qu’au début de ma carrière et de mes surprises…). Pour résumer, débrouillez-vous avec cela !

Certes la situation est inédite, mais la perspective de faire la police auprès des élèves et de transformer les écoles en « casernes de lavage des mains », je clamais : NON !

Puis le mail d’une maman d’un de mes élèves a fait avancer ma réflexion. Cette mère me racontait que son fils n’était plus motivé à faire les activités quotidiennes, que l’école lui manquait terriblement, qu’elle se sentait désemparée, non seulement elle avait peur qu’il décroche des activités que j’envoyais mais surtout elle se sentait impuissante et incapable de l’aider dans son travail. L’inquiétude de cette maman m’a touchée. J’ai changé de métier pour aider ces enfants-élèves, j’avais l’impression de faillir à ma mission.

Aujourd’hui, le 29 mai 2020, ma classe n’a pas repris. J’ai repris un jour en présentiel par semaine auprès d’un groupe d’enfants de soignants. Je fais davantage de « classes virtuelles ». Les sourires des élèves à la fin de ces moments virtuels m’ont peu à peu fait changer d’avis. Ils ont tellement envie de se revoir les uns les autres.

Quelle ne fut pas ma surprise lors de la reprise en présentiel : les élèves sont souriants et ont envie d’apprendre, de comprendre…de travailler ! L’école leur a manqué. Le calme règne dans les couloirs. Les conflits sont quasi-inexistants, chacun respecte ainsi la bulle de l’autre. Nous pourrions croire à la mise en place du fameux dispositif « plus de maitres que de classes » de 2013…

Constater la force d’adaptation des enfants (peut-être davantage guidés par l’instinct naturel) est incroyable. Et ce cadre spatial redéfini – que j’appréhendais et prenais pour une injonction militaire – a l’air de les rassurer.

Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus convaincue. Ce qui m’a confortée dans l’idée qu’il fallait ré-accueillir les jeunes enfants à l’école est une petite anecdote…
Ma fille est en petite section. Hier, je croisais dans la rue une mère d’un petit garçon qui est dans sa classe. Nous l’appellerons « Nicolas » pour l’histoire. Je vous retranscris le dialogue avec sa mère :
« Moi, naïve : – est-ce que Nicolas a repris l’école ?
La maman : – Ah non, il ne va pas y retourner ! Aujourd’hui, ils n’apprennent plus rien à l’école ! Dis, Nicolas, combien font 2 + 2 + 2
Nicolas, surpris : – 6 !
La maman, fière : – Voilà ! »
J’ai mis un terme rapide à cet échange en rappelant que l’école avait changé, en effet les élèves ne sont plus quarante par classe et la maitresse n’a plus sa baguette pour leur taper sur les doigts lorsqu’ils se trompent.
Bref, ce qui m’a le plus choquée ce fut les yeux fiers et pétillants de la mère et ce petit Nicolas de 3 ans 1/2 transformé en « singe savant ». Il satisfait un contrat didactique implicite avec sa mère mais est-il heureux ?

En petite section, la socialisation et le langage sont les principaux enjeux. Pourquoi ne pas faire confiance à l’émulation du groupe-classe ?
Ma reconversion a été guidée par l’envie de contribuer à un monde meilleur, une goutte d’eau…et je tiens à ma mission de « former les citoyens de demain ». Des petits bonshommes qui voteront dans 15 ans. Quelle société voulons-nous ? Sûrement plus de cet individualisme compétitif ! L’angoisse du chômage et de notre société guide des parents sur la mauvaise route humaine…

Chers parents, n’ayez crainte ! Votre enfant ne ratera pas sa vie parce qu’il n’additionne pas à 3 ans, en revanche il a un besoin de ses pairs, de coopérer, d’être stimulé par ses pairs.

Tout seul on va plus vite…mais ensemble nous allons plus loin. 

#ensembleonvaplusloin

Mise à jour juillet 2020 : Je lis (enfin !) le livre de Céline Alvarez « Les lois naturelles de l’enfant » qui confirme que le groupe a un effet de catalyseur pour les apprentissages. Elle écrit que l’on a beau avoir le matériel à la maison et déployer l’énergie d’une maman, c’est par ses pairs que l’enfant sera motivé.

L’après concours : la rentrée de PES !

Après l’euphorie de l’obtention du concours vient le temps de l’excitation mêlée au stress. D’autant plus que je ne m’attendais pas à obtenir le concours du premier coup (bien sûr j’espérais l’obtenir).

Le concours…et après ? Après l’obtention du concours, c’est la double-casquette qui vous guette pour une année avec le statut de « professeur des écoles stagiaire » :

1🧢 la casquette d’étudiant (selon les académies Master 2 MEEF ou DU…),

2🧢 la casquette « professeur des écoles ».

Du côté administratif : j’ai reçu un mail de l’Inspe/Espe pour l’inscription en M2 et pour le concours j’ai fourni mon diplôme précédent, l’attestation de natation de 50 m et l’attestation de premiers secours PSC1.

AFFECTATION Premier vœu: j’ai reçu un mail afin d’indiquer mes préférences entre la maternelle ou l’élémentaire ainsi que le secteur dans Paris. Je voulais l’élémentaire dans le sud de Paris et c’est ce que j’ai eu ! En général, la première année les vœux des PES sont plutôt respectés.

Quelle affectation ? J’ai reçu mi-juillet l’information par mail, ce fut donc le cycle 2 avec un CE1.

RYTHME académie de Paris : 3 semaines en cours à l’Inspe / 3 semaines en tant que « maitresse » avec la responsabilité de la classe.

Le binôme ? Dans mon mail d’affectation, j’avais également le nom de mon binôme que j’ai pu retrouver grâce a un groupe Facebook dédié aux PES sur l’académie de Paris (merci les réseaux sociaux).

L’école ? En général quand tu obtiens ton affectation mi-juillet (Paris), ton école d’affectation est alors déserte. La directrice de notre école ne nous réservait pas le meilleur des accueils…Mais heureusement l’autre maîtresse de CE1 nous a écrit partageant ses programmations avec nous. Nous avons visité l’école mi-juillet, déserte, seuls, guidés par une charmante gardienne.

Préparer sa rentrée de PES ? J’avoue dans mon cas je me sentais un peu sonnée d’avoir réussi si vite le concours. Je ne savais par où commencer. J’ai investi dans ce livre aux éditions Retz « Conduire sa classe ».

Conseil : si tu en as la possibilité, je te conseille dès fin août de contacter l’école afin de préparer ta classe avec ton binôme. Les quinze premiers jours de l’année, nous étions tous les deux.

Premier contact avec l’équipe de l’école : la réunion de la pré-rentrée. Toute l’équipe enseignante est présente ainsi que les PVP (professeurs de la ville de Paris). Parmi les nombreuses informations transmises par la directrice : j’ai surtout retenu le projet d’école et le règlement intérieur de l’école.

Tu peux échanger avec les professeurs de ton cycle afin de connaître la répartition par exemple en « Questionner le monde », les éventuelles sorties prévues…

La posture : il s’agit d’un vrai challenge en cette première année puisque nous portons à la fois la casquette d’étudiant et celle de professeur des écoles. Dans mon cas je devais également quitter mes habits d’attachée de presse pour ceux de « l’étudiante-professeur des écoles ». Un véritable rôle de composition que je n’avais pas vraiment anticipé…

La classe : je vous conseille de vous renseigner sur les élèves auprès des enseignants de l’année précédente si vous en avez la possibilité. Je ne l’avais pas fait mais lorsque l’on débute, il me semble aujourd’hui important de connaître les élèves qui ont besoin d’avoir davantage votre attention en classe, de connaître également leur degré d’autonomie. Bon en général après les premiers jours, nous nous en rendons rapidement compte mais cela aurait été utile dans mon cas.

Programmations et progressions : c’est votre feuille de route, établie période par période, cela permet de se fixer des objectifs en lien avec les programmes officiels. Vous pouvez en trouver sur internet des exemples mais aussi dans le magazine des éditions La Classe. Vous pourrez sans doute les consulter à la médiathèque de l’Inspe. Un autre ouvrage utile avec des séquences prêtes à l’emploi aux éditions Nathan – également à emprunter à l’Inspe : « J’organise mon année ».

Internet : vous trouverez des milliers de PE passionnés qui partagent des ressources, abyssal ! Je vous conseille plutôt de vous tenir à un manuel et le suivre si vous ne voulez pas vous perdre.

GESTION DE CLASSE : savoir ce que l’on exige des élèves dépend de chacun, de notre personnalité, de notre pédagogie…mais avant la rentrée je vous conseille de réfléchir aux règles que vous souhaitez instaurer. A l’Inspé, on vous dira de « construire » ces règles avec les élèves : « Quels sont mes droits ? Mes devoirs ? », vous trouverez de nombreuses séquences sur le sujet. J’ai voulu suivre ce conseil qui fut un « flop » avec mes ce1….Donc faites comme vous le sentez, exprimez clairement vos attentes aux élèves. A présent, je suis le conseil d’un conseiller pédagogique « soyez exigeant sur 3 points » (« trop de règles tuent la règle ») :

1. 👣les déplacements dans la classe : quand et comment les élèves peuvent se déplacer ? (Penser à leur apprendre la circulation dans la classe, peuvent-ils se déplacer librement pour chercher un mouchoir ?…)

2. 🗣la parole : quand, comment les élèves peuvent parler ? Lever le doigt et attendre d’etre interrogé, possibilité de chuchoter lors du travail en groupe (leur apprendre à chuchoter en mettant la main sur la glotte, elle ne doit pas vibrer lorsque l’on parle ou mettre en place comptine qu’ils peuvent écrire pour « appeler le silence dans la classe » ou des jeux de frappe de mains).

3. 🖊 le matériel : pour apprendre, il faut avoir le matériel nécessaire à l’activité. Réfléchir à un système d’emprunt de matériel de la classe (gommes, colles…).

Je ne suis pas la championne en gestion de classe, j’ai encore beaucoup à apprendre mais je souhaitais partager avec vous ces 3 points…et aussi théâtralisez à fond !

LA TITULARISATION :

Durant cette année de PES, vous serez suivi par 2 tuteurs :

– le tuteur de l’Inspe – alors je préfère vous prévenir que vous pouvez vous retrouver avec un tuteur qui n’a jamais enseigné dans le premier degré….la mienne était prof de physique au collège…

– le PEMF, qui est un professeur des écoles.

Ces deux tuteurs viendront vous rendre visite 3 fois dans l’année environ. Certains restent 2 heures, d’autres une demi-journée. Chaque visite est suivie d’un échange. Je vous conseille d’acquiescer aux conseils qu’ils vous donneront tout en défendant vos choix pédagogiques. A l’issue de chaque visite, ils.elles écrivent un rapport de visite qui note les différents points au regard du référentiel de compétences ainsi que le contenu didactique.

Alors sachez une chose, j’ai eu la bêtise de faire part des difficultés de débutant.e que j’ai rencontré sur le terrain au tuteur Inspé et je vous le déconseille fortement ! Faites comme si tout allait pour le mieux et trouver des conseils auprès des collègues 😉

Tout comme les règles, trop de conseils et on se perd !

Reste à préparer la réunion avec les parents, je ferai un autre post sur le sujet… belle rentrée !

CRPE : L’épreuve de mathématiques

En tant que littéraire, les mathématiques furent ma « bête noire » pour le concours. Quand il a fallu revoir toutes ces connaissances, je ne savais pas par où commencer. Si je vous dit : sinus, cosinus, Thalès, équation à deux inconnues et que ces mots sonnent au loin ou provoquent des sueurs froides…pas de panique !

Si j’écris cet article aujourd’hui c’est que je suis la preuve que l’on peut réussir l’épreuve de mathématiques en partant de très loin. Au premier concours blanc de Forprof en janvier, soit 3 mois avant le concours, j’ai obtenu la note 10/40…
Et pourtant, au CRPE 2018 académie de Paris j’ai obtenu 29/40 !

Pour info, voici le lien vers le sujet sur lequel je suis tombée :
https://media.devenirenseignant.gouv.fr/file/2018/46/8/s2018_crpe_math_gr1_931468.pdf

Attention il s’agit de mon expérience personnelle donc je ne prétends pas détenir une recette miracle…mais bien connaitre son ennemi permet de mieux l’affronter.

Quel niveau faut-il avoir en mathématiques ? Le niveau exigé correspond à celui de la fin du collège. Les connaissances relèvent des domaines que vous devrez enseigner à savoir la géométrie, les nombres, le calcul.
Pour la didactique, il s’agit souvent d’analyses d’erreurs d’élèves. Il faut connaitre les programmes afin de savoir à quel niveau correspond quel type d’exercice. En s’exerçant, on réalise que les élèves font souvent les mêmes types d’erreurs.
Et pour les programmes, je vous conseille les cartes mentales afin de retenir les attendus de fin de cycles.
Et ce qui marche pour moi c’est « écrire », j’ai tout fait en manuscrit, cela m’a aidé à retenir.

Je vous liste quelques sites qui m’ont été très utiles dans la rubrique « méthodologie de révisions» en fin de cet article.

L’épreuve…gérer son temps !
durée : 4 h / coefficient : 3
1ère partie : 13 points (1h20) « Généralement un problème à résoudre : il est attendu du candidat d’extraire les informations utiles, les organiser, s’appuyer sur le socle commun. » (extrait Rapports du jury CRPE 2018)

2ème partie : 13 points (1h) « des exercices indépendants, complémentaires à la première partie, permettant de vérifier les connaissances et compétences du candidat dans les différents domaines des programmes de l’école ou du collège. Il peut s’agir de QCM, à réponse construite ou d’analyse d’erreurs types dans les productions d’élèves, en formulant des hypothèses sur leurs consignes.» (extrait Rapports du jury CRPE 2018)

3ème : 14 points (1h20) « analyse d’un dossier composé d’un ou plusieurs supports d’enseignement des mathématiques, choisis dans le cadre des programmes de l’école primaire (manuels scolaires, documents à caractère pédagogique) et de productions d’élèves, permettant d’apprécier la capacité du candidat à maîtriser les notions présentes dans les situations d’enseignement. » (extrait Rapports du jury CRPE 2018)

Pour gérer son temps, l’entrainement à des sujets blancs permet d’acquérir cette compétence au fur et à mesure (1 mois avant le concours). 

Petits conseils : 

  • lire le sujet EN ENTIER (rapidement) avant de vous lancer car les questions peuvent éclairer sur ce qu’on attend de vous,
  • commencer par la partie n°3 ou partie n°1 (celle qui vous inspire le jour J) puis de terminer avec la partie 2,
  • ne pas bloquer si vous ne savez pas, essayer un autre exercice et revenez dessus plus tard (parfois avec le stress nous bloquons sur des choses puis « Eurêka ! » 10 minutes plus tard, tout s’éclaire),
  • prendre 15 minutes => pour la relecture et vérifier la cohérence de son résultat,
  • à la fin…écrivez vos réponses rapidement, cela permet de calculer les points gagnés – vous trouverez dès le lendemain les corrigés sur Google. Ainsi cela aiguille afin de savoir si on doit se lancer dans la préparation des oraux.

Quel entrainement ? Dans mon cas, je me suis imprégnée en lisant les Hatier tome 1 dès l’été précédent mais ensuite avec mon travail, j’avoue je préparais les sujets Forprof et avançais piano piano. Je m’y suis réellement attelée (faire des fiches…) en février soit 2 mois avant le concours. Pour les fiches, je les élaborais manuellement à partir des corrigés de Forprof et du Hatier. J’allais piocher dans ce site que j’évoquais dans mon précédent article : https://preparerlecrpe.com/category/mathematiques/

Et lorsque je ne comprenais rien et frôlais la surcharge cognitive, les vidéos m’aidaient.

Quelle méthodologie de révisions ?
Un grand merci à Youtube, mon partenaire mathématiques :

la chaine Youtube de Yannick Sayer, professeur de 3èmequi propose de courtes vidéos (avec des astuces par exemple pour retenir la trigonométrie) :
https://www.youtube.com/channel/UCEhPIxFz7isa2kYu1R4v6gw

des sites de formateurs à l’Espé : pour s’entrainer, vous trouverez des Powerpoints de cours, des exercices d’entrainements…Je le recommande surtout aux personnes qui n’ont pas fait le cursus de l’Espé : http://dpernoux.com/Cours/Cours_maths.htm

Le site d’Yves Thomas, formateur à l’Espé, qui est complet pour les (futur.es) professeurs des écoles fâchés avec les mathématiques. Le site est organisé selon le niveau par cycle (à noter le CE2 est dans le cycle 3 conformément aux anciens programmes). Ce site fourmille d’idées pour la classe, les dialogues PR/élève sont retranscrits ce qui est une pépite pour comprendre les enjeux didactiques pour les néophytes. Bref, vous l’aurez compris, je vous le recommande à 1000 % : http://primaths.fr

– et quelques sites pour s’entrainer :
https://fr.khanacademy.org
https://www.cap-concours.fr
https://mathenpoche.sesamath.net/?page=troisieme

Les connaissances didactiques…
Pour retenir le programme, chacun sa méthode. Personnellement, j’avais opté pour des cartes mentales que je reproduisais, avec les attendus de chaque fin de cycle et bachotage au dernier moment…

– savoir à quels niveaux s’apprennent les multiplications, divisions, fractions…

  • apprendre par coeur quelques phrases type « la résolution de problème est au coeur des apprentissages mathématiques »,m (cf BO),
  • pour analyser les erreurs cf le site de Dominique Pernoux ou les tomes 2 des Hatier, et réaliser l’exercice en se mettant à la place de l’élève.

Lire les rapports de jury…
Chaque académie publie pour chaque session de CRPE un rapport de jury. Ces rapports éclairent sur les erreurs fréquentes des candidat.es et ce qui est attendu des correcteurs.

Se reposer avant l’épreuve !
L’épreuve = 4 heures de concentration donc autant arriver en forme.
Le week-end avant les épreuves, je n’ai rien fait sauf passer du temps en famille et me reposer afin d’arriver en forme le jour J. J’ai relu quelques formules de mathématiques le matin avant l’épreuve mais c’est tout. 

Comment savoir si on a réussi ?
Je vous conseille de garder le sujet avec vos réponses notées. Dès le lendemain, des professeurs investis diffusent les corrigés que l’on trouve sur Google. Cela permet de savoir s’il faut commencer à préparer les oraux ;).

N’hésitez pas à commenter et rajouter vos conseils, références de sites, ci-dessous dans les commentaires ! Au plaisir de vous lire et forza !

Crédits image : Nerfect Type Laboratories

Premiers voeux…quel poste choisir ?

Ou n’ayez plus peur des postes de brigades !

Comme vous le savez, je débarquais de la planète secteur privé pour atterrir un peu précipitamment sur la planète Education Nationale. Naïvement, j’imaginais le parcours linéaire : concours, formation, et hop une classe ! Ce fut plutôt : concours, classe…puis formation !

Durant l’année de PES (stage), l’administration envoie sur toutes les boites mails la circulaire concernant les mouvements. Bien entendu, à ce moment là de l’année entre le mémoire M2 MEEF, les préparations…la surcharge cognitive guette…et la circulaire tombe à la trappe !

C’est pourquoi je partage avec vous ici mon expérience…

Alors à quoi servent les voeux ?
Chaque académie invite les professeurs à la fin de l’année de stage à formuler des voeux en attendant d’avoir un poste définitif. Si vous imaginiez la titularisation en poche vous retrouvez avec le niveau que vous souhaitez, dans le secteur géographique souhaité…STOP !
La réalité : lorsque l’on débute dans ce métier, on se retrouve avec le fond du panier.

Bien sûr, c’est une généralité, il y a toujours des exceptions. Et j’ai découvert que selon les académies les débutants sont plus ou moins bien traités…

EXEMPLE : premier poste dans l’académie de Paris

Connaître son nombre de points ?
En fonction de plusieurs facteurs : âge, enfants, ancienneté…nous partons tous avec un certain nombre de points. En 2019, par exemple, dans l’académie de Paris, lors de mes premiers voeux j’avais 1,33 points (0,33 (PES) + 1 (enfant).
A compter de la rentrée 2020, les PES partent avec 0 point, les T1 avec 1 point etc…

Quel poste selon de nombre de points ?
Les syndicats de la région peuvent vous renseigner sur ce sujet. A Paris, je vous recommande le SNUIPP75 qui assure chaque année des permanences à l’INSPE pour renseigner les PES. La carte scolaire interactive sur leur site permet d’identifier les écoles. Après s’être familiarisé.e avec le jargon des voeux, il faut lister 30 voeux. Il y a les voeux d’ordre général VOG et les VOL voeux larges. Je ne rentre pas dans les détails ici : tout est très bien expliqué dans la rubrique « mouvement » du SNUIPP. Vous pouvez les contacter : http://75.snuipp.fr/

En région, j’imagine que les syndicats vous oriente également.

Comment formuler les voeux ?
Il faut le faire via la plateforme I-Profs de votre académie. Votre directeur d’école vous informe en général des dates d’ouverture des serveurs. Vous rentrerez de manière informatique vos voeux.

Oui mais…quel poste choisir au début ?
Sachez que vous aurez sans doute une affectation dite « provisoire » au début, c’est-à-dire que vous reparticiperez au mouvement l’année suivante (T1).

Plusieurs cas de figures : 
1. vous savez ce que vous souhaitez (par expérience, vous connaissez les écoles, êtes un as en informatique…vous pouvez arrêter ici la lecture de cet article 😉

2. vous hésitez entres plusieurs types de postes…et vous êtes perdus (ce fut mon cas !)

Les syndicats nous le répète, il faut une cohérence dans les voeux, qui doit être : 
=> soit une cohérence géographique, 
=>soit une cohérence par type de poste.

Cela veut dire que si vous souhaitez un poste de brigade : rentrez en priorité dans vos voeux les postes de brigade. Si vous souhaitez un secteur, ne sélectionnez que les « clusters » d’arrondissements qui fonctionnent ensemble pour Paris. A Paris, par exemple le 18 ème fonctionne avec le 9 ème etc…

Les différents types de postes :

  • « Adjoints » donc professeur en charge d’une classe (attention au fond du panier lorsqu’on a peu de points, je dis ça..je dis rien…), 
  • « TRS Titulaire Remplaçant Secteur » (complément de professeurs qui sont à temps partiel), il s’agit de « compléter » les professeurs,

Avantages : c’est formateur car vous êtes en binôme avec un professeur expérimenté, par exemple vous prenez en charge seulement une partie du programme (la géométrie, les sciences…). C’est allégé du côté administratif.

Inconvénients : se retrouver sur 4 niveaux différents de la petite section au CM2, dans 4 écoles différentes, dans des secteurs éloignés. Vous êtes la maitresse du « lundi » et donc le lien avec les élèves n’est pas le même.

N.B. : vous êtes TRS ? N’hésitez pas à compléter en postant vos commentaires ou m’envoyant un mail ! Racontez votre expérience !

Les postes de « TRS Titulaire Remplaçant Brigades » (N.B. postes non compatibles avec des temps partiels)

  • Brigade « circonscription » : effectuer des remplacements longs (d plusieurs mois) rattachés à une circonscription mais possibilité d’être affecté dans une autre circonscription,

Avantages : vous avez une classe en charge plusieurs mois donc le temps d’installer des projets.
Inconvénients : la sensation d’être un pion envoyé dans les écoles selon les besoins.

  • Brigade « école » : remplacements courts ( de 1 jour à plusieurs mois en fin d’année scolaire) au sein d’une circonscription (petite partie d’un arrondissement). Ce fut mon cas en cette année de T1 donc je peux davantage partager avec vous sur ce poste.

Avantages : financier (indemnités de déplacement), temps de préparation rentabilisé + la possibilité de tester ses séances plusieurs fois, découvrir différentes méthodes pédagogiques et organisations de classes, connaitre les écoles avant de demander un poste définitif. Le côté administratif allégé.

Inconvénients : Pas de continuité pédagogique avec les élèves. La gestion de classe, vous êtes la « remplaçante ». Le stress d’être appelé à 8h30 pour être avant 9h dans une école que l’on ne connait pas sans savoir si ce sera du CM1 ou de la moyenne section !

Pour ma petite expérience, j’avais privilégié les postes de TRS dans le sud de Paris..et je n’ai rien eu au premier mouvement…j’ai eu un poste au 2ème mouvement (fin août) de brigade-école dans le nord de Paris.

Conclusion :

Après avoir déchanté à la fin de l’été, le bilan du poste de brigade-école (ZIL) après une année scolaire est positif. La montée d’adrénaline à 8h30 dans ce poste a beaucoup plu à mon côté aventurière. J’aime l’idée de re-tester des séances plusieurs fois .
Mais les choix des voeux sont très personnels, encore une fois, écoutez vous !

J’espère en tous cas que les postes de brigades ou TRS ne vous feront plus peur à la lecture de cet article.

N.B. : Il existe d’autres types de postes de brigades mais avec des spécialités : REP+, formation, ASH

N’hésitez pas à commenter avec vos témoignages : quel poste avez-avez-vous obtenu en débutant ? Racontez !

Mon avis Forprof

Je vous l’avais promis...voici mon article sur Forprof !
Quand, comment et pourquoi j’ai choisi Forprof ?
En faisant quelques recherches en ligne j’ai découvert l’organisme privé Forprof. Il faut dire que leur communication est excellente. Leurs taux de réussite au concours également !
Bien entendu je rappelle qu’il s’agit ici de mon expérience, je n’ai pas testé d’autres organismes (et ne possède
aucune action chez Forprof). Il y a également l’organisme public : le CNED et d’autres organismes privés qui proposent sans  aucun doute d’excellentes préparations au CRPE…

Quand et comment ?
J’ai souscris à Forprof en septembre 2017 à la formule gagnante qui comprenait :

  • les cours en présentiel les samedis de 9h à 17h à Paris,
  • 3 concours blancs,
  • l’accompagnement pour le dossier professionnel,

L’inscription est très rapide via leur site Internet, j’ai demandé les tarifs qui m’ont été envoyés par courrier. Puis j’ai complété un bon d’inscription à renvoyer.

Mon conseil pour les oraux : je ne me suis pas inscrite à la préparation des oraux dès le début d’année mais lorsque j’ai eu la confirmation que j’avais les écrits…Des places se libèrent généralement chez Forporf pour les « oraux blancs » après les résultats des écrits. (eh oui je fais partie de ces – nombreux- candidats qui ont préparé les oraux, une fois qu’ils avaient les résultats des écrits…)

Pourquoi Forprof ?

  • les cours en présentiel les samedis car il était difficile de travailler chez moi avec ma fille qui allait sur ses 2 ans + cela me permettait de conserver mon activité professionnelle en parallèle,
  • les avis positifs que j’avais glâné sur le web.

Quel coût ?
Alors sur ce point..cela m’a coûté cher :/ je dirais autour de 2 500 euros… Après il y a des possibilités de prise en charge dans le cadre de reconversion.
Demandez les tarifs via leur site.

Mon avis sur Forprof : avantages et inconvénients
Avantages :

  • les intervenants sont des professeurs des écoles ou des conseillers pédagogiques (notamment pour l’accompagnement du dossier professionnel) donc des professionnels du terrain,
  • les sujets à préparer et les corrigés sont explicites et de qualité,
  • le fonctionnement de la prépa prépare à l’année de stage (PES) – nous sommes par binômes pour préparer les sujets,
  • l’entrainement à l’oral : chaque samedi des binômes exposent à l’oral leur travail,
  • les concours blancs en condition du concours avec une correction personnalisée (ce qui permet de mieux cibler les points à travailler),
  • l’émulation d’un groupe de candidats libres.

Inconvénients :

  • la pédagogie active (eh oui paradoxal mais lorsque le temps est compté…), le samedi était une classe inversée, au final les enseignants envoyaient des corrigés le dimanche, ce qui dans mon cas me faisait « perdre » du temps (j’aurais dans l’idéal souhaité avoir la correction directement les samedis).

Vous l’aurez compris, au final cette formule a fonctionné, beaucoup des candidat.es qui le préparaient avec moi l’ont obtenu du premier coup (dans diverses académies) !

Attention, d’autres préparations sont certainement également « gagnantes ».

Pour conclure, le plus difficile lorsque l’on commence à préparer le concours c’est la baisse de motivation durant l’année. C’est exactement comme un marathon. L’émulation et l’échange avec les autres candidats sont autant de facteurs de réussite !

Le site de Forprof : https://www.forprof.fr

#ensembleonvaplusloin 

Le concours pour enseigner : étape 2…le préparer !

L’idée est ici de tenter de répondre à quelques questions que vous pouvez vous poser mais je ne prétends en aucun cas détenir une recette miracle. Je souhaite partager avec vous mon expérience.
Je dirais que se connaitre soi-même en tant qu’élève peut aider :
– s’appuyer sur ses atouts,
– travailler ses points « faibles » (dans mon cas, les mathématiques ;).

Quel est le niveau pour du concours ?
Les épreuves écrites de mathématiques et de français correspondent au niveau du Brevet du collège (3ème). « Easy ! » diront certains…cependant c’est surtout la quantité des notions à maitriser qui est gargantuesque.

Quels outils pour réviser ?
Après avoir effectué des recherches sur divers forums, mon choix s’est porté sur les éditions Hatier « Préparer le CRPE ». 
Il existe 2 tomes pour chaque matière : 

  • tomes 1 : « les savoirs disciplinaires» en mathématiques et français,
  • tomes 2 : « les connaissances didactiques et pédagogiques ».

Réviser écolo => ne pas hésiter à chiner des éditions des années passées. J’ai révisé le crpe 2018 avec des éditions Hatier de 2011 et ce fut efficace. Au final, les théorèmes de Pythagore, Thalès n’on pas changé ;), certaines appellations en grammaire changent (« prédicat & co ») mais lors du concours les correcteurs n’en tiennent pas rigueur. Et c’est bon pour la planète !

Quand commencer à réviser ?
Je vais vous décevoir : il n’y a pas de « bonne » réponse à cette question. Cela dépend de chacun, et comme pour une course à pieds, nous n’avons pas tous les mêmes dispositions de base.
De mon côté j’ai commencé à lire les « Hatier » 8 mois avant le concours. Je ne faisais pas de fiches, je m’imprégnais doucement afin de réveiller quelques notions qui dataient du collège (rappelons que je travaillais en parallèle). J’ai accéléré et ai commencé à vraiment préparer en janvier/février soit 3 mois avant les écrits :/…

Pourquoi ce concours n’est pas facile…
Contrairement à beaucoup d’idées reçues, ce concours est exigeant à plusieurs niveaux. J’ai évoqué le niveau « 3ème » de collège, mais c’est surtout l’immensité des notions à apprendre qui peut vite décourager.
Démonstration :

mathématiques, problème n°1 (basé sur des faits réels) : Une candidate libre prépare le concours de professeur des écoles avec les 4 livres Hatier qui contiennent respectivement le nombre de pages suivantes : 420, 520, 480, 320. Combien de pages cette candidate devra réviser en vue du concours ?
420 + 520 + 480 + 320 = 1 740
Phrase réponse : Elle aura 1740 pages à bachoter !

Voici donc la première angoisse du candidat : cela revient à 217 pages par mois sur 8 mois de préparation, soit 8 pages par jour…pour les écrits (car il y a également les oraux  à rajouter) ! Bref, ce fut le premier moment de panique qui me saisit dès septembre (avant une longue série qui va suivre et n’est pas totalement terminée ;).

Et la formation pour le préparer ?
Il existe des possibilités de formation :

  • l’INSPE (ex-IUFM, ex-ESPE), il s’agit du cursus universitaire, il faut se renseigner auprès des universités de votre région sur les modalités d’inscription,
  • le CNED, enseignement à distance sous l’égide du ministère donc public,
  • et les prépas privées.

Je vous ai concocté un petit tableau comme j’aurais aimé en trouver lorsque je partais à la pêche aux infos…

AvantagesInconvénients
Université INSPE (ex-Espe, ex-IUFM)prépare au métier,possibilité de stages en école,le faible coût,le rythme « fac » avec examens, dossiers dans diverses matières (pas forcément au concours…),des professeurs parfois déconnectés du terrain…
le CNED à distance – publicmoins onéreux que prépa privée,des cours de qualité pour préparer,préparation « solitaire »,
à compléter j’attends vos témoignages !via le contact
Prépas privées en « présentiel »axées 100 % concours,émulation d’un groupe de personnes (la majorité en reconversion),– le coût (OMG!)
Attention ce tableau n’est en rien objectif ;).
Il s’agit des avantages et inconvénients avec le prisme de la personne qui cumule préparation au concours et activité professionnelle :

Comme je l’ai expliqué précédemment, ma situation pro et perso m’a confortée dans l’idée de le préparer parallèlement à mon travail. Je ne pouvais donc pas m’inscrire à l’université et j’ai recherché sur le web. Mes recherches m’ont menée jusqu’à Forprof (qui est un organisme privé plutôt bon en communication, je prépare un article sur mon expérience avec cet organisme). Mais j’ai eu de très bons échos d’autres formations privées pour préparer donc encore une fois, écoutez-vous ! Vous, seuls, pouvez faire le choix qui vous convient selon votre situation.

Une chose est sûre : préparer un concours c’est dire « bye-bye » à sa vie sociale durant un petit moment…

Le CRPE à tout prix…étape 1 : l’inscription !

Alors non, le concours ne s’obtient pas dans une pochette surprise aujourd’hui ! Certes certaines académies sont plus ou moins sélectives en raison du nombre déficitaire d’enseignants, mais les inspecteurs du jury – lors de l’oral – ne valident pas à tire larigot (cela fera l’objet d’un futur post sur les épreuves). Concrètement, si vous préparez le CRPE dans l’académie de Créteil ou Versailles il y a de fortes chances de l’obtenir…mais avec un peu de sérieux tout de même !

Les épreuves dans la version actuelle (2020) :

  • écrits (80 points) en avril : le français et les mathématiques (correspondant au niveau 3ème du collège)
    Puis si vous validez les écrits :
  • oraux (160 points) fin mai-début juin : 1 épreuve orale (20 minutes) à partir d’un dossier en sport et CSE (connaissance du système éducatif), 1 épreuve orale sur dossier que vous avez préparé dans une matière choisie lors de l’inscription. /160 points

Où le passer ? Le choix de l’académie pour le concours est important. L’académie choisie pour le concours est également l’académie au sein de laquelle vous serez titularisée.
Vous pouvez consulter le taux de réussite par académie en cherchant sur le site officiel du gouvernement les « données statistiques » du concours.

Ce concours est comme un marathon, il faut s’entrainer… Je ne conseille pas de tenter par dépit le concours dans les académies où le taux de réussite est le plus fort (comme Versailles ou Créteil) car il est quasi-impossible par la suite de quitter ces académies – à moins que cela ne vous dérange pas de tout quitter pour la région parisienne…

L’inscription au concours 
Elle a lieu chaque année du 10 septembre au 10 octobre environ. Certaines académies organisent des concours « supplémentaires » en raison du déficit de candidats. C’est le cas pour les académies de Versailles et de Créteil. Les inscriptions aux sessions supplémentaires ont alors lieu du février à mars.

Site pour t’inscrire : https://www.devenirenseignant.gouv.fr

Sachez que vous pouvez vous inscrire à autant de sessions de concours que vous le souhaitez ! En revanche, les épreuves de la session ont lieu aux mêmes dates et horaires donc vous ne pourrez vous présenter que dans 1 lieu/ 1 académie par session !

(L’inscription est gratuite.)

Quelles conditions pour le passer ?

Vous pouvez choisir différentes voies pour l’obtention du concours :

  1. passer le concours en externe : il y a le + de postes – (BAC + 4 master 1 acquis ou en cours),
  2. passer le concours en interne : si vous êtes déjà dans la fonction publique,
  3. la 3 ème voie : si vous pouvez justifier de 5 ans dans le secteur privé, si vous avez 3 enfants ou si vous êtes un.e ancien.ne sportif.ve de haut niveau. Très peu de postes pour cette voie.

Je fais l’impasse sur les concours spéciaux comprenant les langues régionales car vous trouverez toutes les informations sur le site officiel (cf ci-dessous).

Choisir l’option lors de votre inscription :
Dès votre inscription vous pourrez choisir l’option pour votre oral.

Il s’agit d’un dossier à l’oral comprenant une séquence d’apprentissage dans une des matières :

  • histoire,
  • arts visuels,
  • éducation musicale,
  • géographie,
  • sciences et technologie,
  • enseignement moral et civique,
  • langues vivantes étrangères,
  • histoire des arts,

J’ai choisi l’histoire des arts mais je le déconseille fortement ! Je vous expliquerai pourquoi.
Conseil pour l’option : choisir un sujet qui vous anime, que vous kiffez et que vous aurez envie de partager avec vos élèves ! (Et aussi parce que ce dossier vous allez passer du temps avec lui 😉

Réfléchissez également à l’âge des élèves, j’ai choisi histoire des arts sans savoir que c’était uniquement pour des élèves de cycle 3 🤦🏻‍♀️soit CM1/CM2.

Bref, il faut être stratège mais également s’écouter soi, suivre son « intuition » et son projet de vie !

Pour les lecteurs en région parisienne, je ferai un article sur le pourquoi j’ai passé le concours à Paris alors que j’habite dans les Hauts-de-Seine.

LES SITES QUE JE RECOMMANDE POUR SE LANCER :

Le site officiel forcément : https://www.devenirenseignant.gouv.fr

Et un blog très bien fait : https://preparerlecrpe.com

Je partage avec vous mes choix pour la préparation dans un autre article.

N.B. : Il est tout à fait possible d’enseigner sans le concours en tant que contractuel. Mais mon objectif était d’avoir une stabilité professionnelle (je venais d’être « môman », dis ! Et faut avouer que j’ai un côté « petite fille qui respecte les règles » donc tout plaquer pour changer de job oui ! mais pas n’importe comment quand même, hein ?! ;).

Devenir professeur des écoles à 35 ans…en route pour le concours (CRPE) !

Après la naissance de ma fille, mon travail avait perdu de son piquant. Attachée de relations presse en agence, je traversais Paris, affrontant quotidiennement la ligne 13, courant après la montre…Bref ce petit bout de 50 cm me rendait le reste du monde presque insignifiant et me reconnectait à l’essentiel. Déjà en 2012, l’idée du concours de professeur des écoles me titillait. Sur un coup de tête, j’avais acheté les « Hatier »…mais l’opportunité d’un CDI dans mon secteur m’a fait bifurquer, j’abandonnais l’idée du concours…
Bref, en 2017, peu après la naissance de ma fille, ce fut l’évidence, je voulais un métier tourné vers l’avenir et qui avait du sens pour moi !

Mais voilà, comment faire pour concrétiser ce projet ?

25 ans que je n’avais pas mis les pieds dans une école ! Mon travail qui « roulait » mais j’avais perdu l’enthousiasme pour celui-ci.

Les 3 principales questions lors de mon inscription en septembre 2017 :
1. passer le crpe à Paris ou une autre académie en Île-de-France avec meilleur taux de réussite ?
2. préparer avec une prépa privée ou en solo ?
3. passer le concours en externe ou 3ème concours (afin de valoriser mon expérience dans le privée) ?

Je me sentais dans l’urgence de devenir professeur des écoles alors mes décisions furent :
1. m’inscrire à la fois à l’Académie de Paris et de Versailles,
2. opter pour la préparation privée FORPROF (je ferai un billet à ce sujet),
3. m’inscrire à la fois aux concours externes et 3ème vie en attendant de connaitre le nombre de postes.

Si vous lisez ce post, c’est que vous avez sans doute des raisons de vouloir passer ce concours, ce que je partage ici est personnel. Chacun son propre parcours et projet de vie. Mais se rapprocher de mon objectif fut loin d’être un chemin sans embûches…je vous raconterai dans mon prochain post les secrets de ma préparation au CRPE 2018 !

Découvrez les conditions d’inscriptions dans mon prochain article.